mardi 22 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Les voisins sont sur la passerelle et fument du pot… Je les entends discuter sans savoir ce qu’ils racontent. Aujourd’hui j’ai été très ému d’entendre un extrait du deux cent milles à l’heure de Fiori-Séguin, « ça fait du bien de se voir ensemble dans un lieu d’espoir, je crois en toé tellement fort si on chantais encore » Je trouvais ça bon mais je voulais pas perdre la face j’étais plus Offenbach, ça été de belles années, le centre culturel de Terrebonne dans l’ancien bureau de poste, ça a pas duré longtemps mais c’était bien, les étudiants de l’option théâtre de Sainte-Thérèse qui donnaient des shows, les musiciens de Laval, Saint-François et Duvernay, y’avait beaucoup de talents là., y’a une lectrice qui va surement se reconnaitre on essayait de monter une pièce ça a jamais abouti… Je vous écris là-dessus j’ai peur d’être con, on avait quand même du plaisir bien qu’un peu cruel pour certaine personnes… À cette époque là ma schizophrénie était pas encore virulente parfois je crois que je paye pour ces années là… Je suis devenus drifter, je dérivais et j’avais mal sans savoir comment l’exprimer au médecin, souvenir de ce médecin vietnamien du CLSC qui m’avait fait une injection dans le cuir chevelu, de la vrai médecine de guerre. Tout le monde était à sa place, faisait ses choses y’a que moi qui ne savait pas, ne savait plus. Je dérivais tout ce qui comptais c’est que je paye ma pension, j’y arrivais pourtant j’ai quitté la maison paternelle à cette époque là pour me retrouver à Baie-Comeau dans, ce que j’ai réalisé beaucoup plus tard, une maison de thérapie, trop con pour rester là et me soigner. Je suis descendus à Sault-aux-Moutons sans voiture, elle était en panne je l’ai abandonné, j’ai traversé à Matane pour coucher dans une chambre des résidences étudiantes du CEGEP je vous raconte ça et la douleur fait surface. Je l’ai certainement déjà écris ailleurs… C’est triste la côte-nord sous la pluie, c’est gris et je me perdais à regarder le fleuve. J’avais tout ce lot de souffrance à vivre, je devais payer pour mes médisances. Dehors j’entends une jeune fille qui parle comme là de L’amour de la pièce qu’on a écrit et monté. J’ai beaucoup aimé joué, je croyais qu’on y arriverais pas mais ça a marché, beaucoup grâce à la metteure en scène, une femme d’expérience et de métier. J’ai de la difficulté à vous décrire mon senti de cette époque, la descente aux enfers avait commencé ce fut pas long j’ai continué la consommation pour niaiser un peu au théâtre de la Dame de Cœur à Upton, je me vois dans la grange avec la décoratrice, il pleut deux hommes inconnus entrent je crois que c’est pour me tuer… Ils sont finalement partis, je sais pas trop ce que je faisait là. Je vous ai surement déjà écris tout ça. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Ciao!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Je viens de regarder un film sur mai soixante huit. J’avais douze ans je lisais ce qui se passait dans le quotidien La Presse. J’aimais bien Cohn-Bendhit, douze ans! Je connaissais rien aux hommes à la vacherie humaine ce sont les premières images de Paris que j’ai vues depuis ce temps Paris souffre encore, les attentats terroristes sévissent en France. Depuis ce temps je suis allé deux fois à Paris la magnifique, je me dis toujours que j’y retournerai. Souvenir de longues promenades, de visites au musée… La Tour Eiffel, le Louvre, le musée du Quai d’Orsay et les bistros… Je sais c’est des clichés, j’attendrai pas que Paris sois tranquille pour y retourner… Je marcherai encore sur les champs Élysée. Faut jamais oublier que la France c’est ma langue. Je crois vraiment que j’y ai des ancêtres… Je pense que je vais vous illustrer ça avec l’arc de la Défense au nom évocateur dans ce règne de la terreur… J’aime bien regarder les images de la France à la télé, écouter les actualités quotidiennes de France deux… Je pense que je vous l’ai déjà écris, je suis francophiles, un grand pays qui souffre. À l’époque dans ma vingtaine paranoïaque vous m’auriez dit que je visiterais la France plusieurs fois je vous aurais pas cru… Je crois que cet automne les snowbirds vont visiter, la Bretagne et la Provence, bravo! Deux régions éloignées une de l’autre mais où, je crois, y’a beaucoup de choses à voir… Je pense au Douce France du grand et regretté Charles Trenet, c’est encore un cliché mais c’est un beau… Moi, mon prochain voyage je vais essayer de loger rue Mouffetard à Paris, une rue typique que j’adore… Je vais attendre essayer de m’y rendre quand il y auras moins de touristes, en ce moment il est trop tôt… Oubliez pas que j’arrive de Lille au nord de la France, c’est beau mais c’est autre chose. Je pense à cette gentille discussion que j’ai eu dans le train avec un ami algérien qui s’en allait visiter sa mère dans une région dont j’ai oublié le nom. Je crois que c’était une des kabylie… J’ai remarqué une chose depuis que je voyage j’aime pas les au revoir parfois les gens sont trop gentils. J’ai finis par comprendre que c’est pas un complot, les français utilisent le si il vous plait d’une autre façon que la nôtre… La région c’est en Algérie pas en France, j’ai dit au copain de pas hésiter à venir à Montréal, c’est bien… Quand je pense à lui je suis un peu triste, pourtant il a un beau métier chauffeur d’autobus… Comme mon lecteur de la couronne nord de Montréal. J’aurai encore écris aujourd’hui, me reste que quelques mots de ce rêve Parisien… Mai tire à sa fin, Paris c’est loin pourtant c’est possible… Je vais vous faire une chute, j’y arrive en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! Encore les vrais mots de la fin. À la prochaine j’espère!!!
Bernard

lundi 21 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! J’ai la très émouvante chanson Yesterday des Beatles dans la tête, « I’m not half the man I use to be… ». Lentement je bois mon café, c’est la nuit, j’ai un peu dormis, dans le catalogue des œuvres immenses y’a l’homme rapaillé du regretté Gaston Miron. J’aimerais bien écrire une œuvre de cette envergure mais c’est de l’orgueil. Je veux laisser s’éteindre l’ego… Toujours chercher à dire le bien, le bon, le mieux c’est ma difficulté, ici on est pas dans le club Optimiste, la littérature fait acte et je reviens toujours au senti au stigmate. Je suis certain qu’il y a pas beaucoup de gens qui reconnaitrait être stigmatisé, mais non j’ai pas été victime, la schizophrénie on l’entends toujours comme un abus peut être, mais je crois que je suis ostracisé. Je suis à part au ban, c’est pour ça que j’écris pour ne pas me tuer parce que devant moi y’a plus rien, la vie s’est éteinte… Je prends pas la pose… Déjà une semaine de passée depuis la représentation, j’en garde un bon souvenir… Je m’attends pas à beaucoup de compréhension… Je pense à mon lecteur de Deux-Montagnes qui a bien aimé ces vidéos Quel est l’impact de la stigmatisation?
Quelques petites difficultés de mise en page… Je me calme, les camions bruyants passent dans la rue, pour revenir à mon propos je suis déjà à la retraite, les gens pensent qu’on écris comme on fait du tricot, c’est pas du tout ça mon collègue poète en goguette au théâtre parlais du balafré, je me suis sentis visé, il disait bien le désespoir. La job c’est de donner vie aux mots du commun, leurs donner une charge de poésie qui les sort de la banalité… Selon un spectateur du show de la semaine passée je ferais une excellente Duchesse de Langeais, je pense au grand comédien le regretté Claude Gai… Le temps passe il file, je sais on aimerais bien que je me taise, que je ramasse plutôt des points, que j’aille au bingo où que je colle des timbres comme on le faisait y’a cinquante ans… Je reviens à ces coupures budgétaires, ces dédommagements qu’on veut plus nous donner, je sais pas si c’est pour nous faire taire, nous faire rentrer dans le rang on semble plus avoir besoin de notre parole, selon le ministère l’expérience ça se donne, je suis pas d’accord… Parfois je crois qu’ils ne veulent pas que les choses changent, que tout le monde reste à sa place d’ostracisé et que ce soit « bizzness as usual », ils ont la recette du rétablissement facile, quelques médicaments, un montant de sécurité du revenu et un peu de bénévolat et voilà tu est en selle mais eux quelles valeurs ils ont? Voilà, je termine comme toujours en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Aujourd’hui c’est l’anniversaire de la matriarche. Je suis toujours heureux qu’elle soit avec nous.  C’est une journée superbe commencée avec un café et un ti-mâtin dans le parc accompagné du copain sclérosé mais toujours présent d’esprit. En tant que membre fondateur du groupe Reprendre Pouvoir. Je me pose des questions sur l’avenir du groupe on est associé mais comme me le disait l’autre membre fondateur, on avait fait un sondage qui disait que l’argent contribuais beaucoup au rétablissement. On sait maintenant que la valeur monétaire de notre implication est remise en question, les gestionnaires semblent pas comprendre que le pauvre petit cinquante dollars d’une implication contribue aux rétablissement et je vais même jusqu’à dire qu’il empêche l’hospitalisation au coût de milliers de dollars. Je coupe ça là y’auras toujours des gens pour rétorqué que c’est un raisonnement simplet, mais j’en démord pas je crois qu’il est réel… Je passe maintenant à mon senti, je sais je peux être fatigant comme dis mon bôf mais je crois qu’on a souvent peur de ça la fatigue… Je vous dirai pas que mon senti est celui d’un malade c’est pas ma façon de me déculpabiliser. Je pense plus à la stigmatisation à cette façon que j’ai de tenir un discours pour justement défaire le stigmate… Je vous entends d’ici dire que je suis un « Christ »… Au fond je crois que je devrais parfois me taire, pourtant l’expression est importante pour moi. Comme toujours j’ai peur de pas y arriver, j’ai peur quand mon bôf est choqué, dans l’univers où je suis on élève pas la voix quand même j’ai pas à dire aux autres comment être avec moi. Je suis un pauvre, un pauvre fou qui déballe sa misère. Je vous demande pas quoi faire c’est toujours de mon mieux parfois je crois qu’on ne veut plus de nouvelles de moi, que je devrais rester enfermé comme Camille Claudel pour le reste de ma vie en espérant un retour je ne sais où? Je fais rien de grave, juste écrire, les filles disaient ce ne sont que des mots… Je pense à Rodin qui avait fait enfermé Camille. Je sais, je suis pas prisonnier, depuis un moment je voyage et c’est bien… J’entends un bébé qui pleure dehors… Aujourd’hui j’ai lu un article sur un gars sentencé à vie, ça m’a fait peur… Je pense à l’ami historien d’art qui s’intéresse maintenant à l’art carcéral… Je lui racontais mon expérience qui me fait dire que les criminels aiment pas être associé aux malades mental, pourtant… Voilà! Je veux rester loin de la polémique pourtant l’art se nourris de ça, y’a toujours un scandale à l’horizon… Je sais pas si mon senti est assez solide, je veux pas me faire mal, ni faire mal… C’est de la bêtise, j’essaye de terminer sur une note positive… Quelques mots encore pour terminer. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Je me calme lentement, j’espère que ça vous a plus!!! À la prochaine!!!
Bernard

dimanche 20 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Me voilà de retour, je me suis reposé un peu. Mon désir de partir en voyage s’est calmé rien n’empêche que j’aime bien regarder les émissions voyage à la télé et prendre l’avion… J’essais de trouver de l’inspiration pour mon prochain départ peut-être à l’automne prochain. Je pense encore aux jolies rues de Lille… Son magnifique beffroi qu’on trouve pas dans toutes les villes, souvenir aussi de cette gentille dame qui demandait un taxi pour moi, si c’était pas si loin je serais tombé en amour. Aujourd’hui c’est un lundi férié, on ne travaille pas, ici c’est désigné comme la journée des patriotes… Y’a le voisin anglophone inculte de mon lecteur de Deux-Montagnes qui sait pas ce que sont les patriotes, on devrais le pendre! Je sais que dans le reste de ce pays c’est la fête de la reine, ils en ont eu pour leurs argent avec le mariage du prince, on oublie pas comment on est colonisé, encore des sujets de sa majesté. Souvenir aussi d’une visite chez le gouverneur du Canada où madame la gouverneure m’a fait un gros câlin avant de visiter sa maison de fonction remplie d’œuvre d’art… Elle m’a dis que franchement on devais se considérer comme ses amis… C’est le plus proche que j’ai jamais été de la royauté. Je crois vous avoir déjà écrit là-dessus. Ce lundi c’est celui des campeurs et de ceux qui ouvrent leurs chalets… C’est la journée culminante de ce long week-end. Y’a quand même des gens qui vont travailler en surtemps. C’est rentré dans l’ordre pour la circulation, je crois que la rue Notre-Dame est ouverte. Hé oui! Y’a quelques années de ça au mois d’octobre deux mille treize j’étais le porte-parole de la Mental  Illness Awarness week, la Semaine de Sensibilisation à la Maladie Mentale… C’étais les conservateurs au pouvoir, je suis allé à Toronto j’ai pas tellement bien été reçu. C’est peut-être les voix de la schizophrénie mais à mon départ du studio pour l’aéroport je les ai entendus sacrer après moi. Je radote je vous ai déjà raconté tout ça… Lentement on arrive à lundi, y’a un parfum d’encens… J’aime pas beaucoup me faire dire mon statut de malade, parfois j’arrive presque à être « normal » c’est toujours étonnant d’entendre les gens dire normalement, la recherche de la norme y’a des livres qui ont été écris là-dessus. J’ai ouvert le sac de chips en ai mangé quelques une, je pense à cette dame qui était toute fière de me dire qu’elle mangeait des Lay’s… Cette nuit c’est un bonheur de vous écrire, j’arrive presque à ce normal dont on parlais précédemment… Quand vous me dites que je suis un malade mental ce qui est mon statut j’aime pas ça. J’en prends conscience moi-même j’ai pas besoin de me le faire dire, la schizophrénie est assez lourde à porter… Voilà pour cette nuit, je vous remercie d’avoir lu jusque-là encore quelques mots pour terminer avec une chute. À la prochaine j’espère!!!
Bernard

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Nuit de samedi à dimanche. J’ai un petit kit’chose, j’ai fait des muffins, ils sont pas très bons… J’ai vue une photo avec un ancien confrère de classe. Je me demande ce que je faisais dans cette école polyvalente, c’était y’a très longtemps. Je savais pas ce que ça voulait dire étudier. J’ai pas beaucoup de copains qui sont allés au collège et ceux qui y sont allés ne travaillaient pas dans le domaine où ils ont étudié, plusieurs ont fréquenté les arts graphiques du cégep Ahuntsic… Me semble que j’aurais aimé ça faire des livres. Je vous raconte ça et je pense à mon bof maintenant à la retraite d’une carrière de prof de design au Cégep de l’Outaouais… Pendant tout ce temps-là je faisais que des conneries à la brasserie… Hier j’ai eu un peu mal mon lecteur de Deux-Montagnes à un peu appuyé sur mon statut d’invalide. J’aime pas beaucoup quand c’est un autre qui me le dis ça confirme mon état d’épave, de drifter, un échec à me faire une vie décente. Peut-être que je me fait encore croire des choses qui ne sont que des illusions tant qu’à vivre comme ça pourquoi pas en finir? Une chose est sure, j’aurai écris faute d’avoir été capable de me faire une vie. C’est je le répète des illusions tout ça, des croyances de vieux bonhommes, de vieilles épaves, parfois j’y crois pas, j’y crois plus à ce rétablissement, l’institut me garde dans une voie de garage, on veux plus me dédommager pour l’aide que je peux apporter pourtant je me sentais utile à faire ça… Qu’est-ce que cinquante dollars pour un après-midi, versus les milliers de dollars que coûtent une hospitalisation. J’en reviens au début de la maladie où je voulais qu’on m’abatte, je commençais à peine à donner un sens à ma vie. Je suis incapable d’écrire une lettre aux journaux, j’ai pas la patte éditoriale on s’en sort jamais de la maladie mentale, j’étais si bien après la pièce lundi, je m’accroche à ça, à ces brefs moments de bonheur… Y’en auras d’autre je sais en attendant je suis au désespoir, toutes ces belles paroles ces beaux discours est-ce qu’a quelque part on m’a instrumentalisé, je crois que oui maintenant on veut en utiliser d’autre gratis pour dire la même chose. Un vaux rien voilà ce qu’on m’amène à croire.  Je sais ça sonne un peu comme une malédiction y’a de ça dans la maladie mentale, le mal et ces idées de « gauche ». Je vais essayer de me rendre utile plutôt que de trépigner sur mon statut. On aurais bien aimé que je fasse métro-boulot-dodo mais j’ai jamais su, j’ai jamais pu… Voilà! On m’a fait des promesses, on m’a fait croire que l’institut était plus avancé sur le plan du rétablissement, semble que c’est faux… J’en suis à ça cette nuit. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Je vous aurai dit encore une fois. À la prochaine j’espère!!!
Bernard

samedi 19 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Ce soir j’ai toute la difficulté du monde à vous écrire. La rue Notre-Dame est fermée la circulation est détournée devant chez moi. J’ai une amie qui a des problèmes j’espère pouvoir l’aider. Moi aussi j’ai hâte de voir toute la famille la semaine prochaine. C’est un samedi tévé avec une bonne discussion entre mon lecteur de Deux-Montagnes et moi. Les gens sont impatients ils klaxonnent… J’écoute ce que dis mon senti, ça passe d’une émotion à l’autre de choses que je n’ose mettre en mots. Je sais pas pourquoi j’étais ému de voir le mariage du prince Harry, c’est des histoires de bonnes femmes… Les pauvres comme moi ça habite toujours des quartiers en rénovation, y’a pas beaucoup de travaux à Ville Mont-Royal où à Westmount. Heureusement c’est pas des inondations… J’écoute ce que ça dis, étrangement j’arrive plus à mettre en mots spontanément, ça se promène dans ma tête passe d’une idée à l’autre et j’en bave littéralement. J’ai souper d’un steak de pommes de terre, carottes et brocoli, c’est pas de grandes recettes ni de la grande cuisine mais y’a l’essentiel de légumes… C’est pas ça qui fait de la grande littérature, j’aimerais donc ça avoir le talent d’un grand écrivain… Je trouve pas ce soir, je pense à l’amie. La question c’est toujours de vous écrire d’une manière décente mon senti, j’y arrive toujours mais je dis pas grand-chose, j’essais de me rappeler ces jours de camping sous la pluie à lire, me souviens d’un ami français du regretté patriarche… J’écoute en essayant de faire le tri de tout ce qui me passe dans la tête. Je deviens vieux, ceci n’est pas un passe-temps, je m’y donne de toutes mes forces… Dehors j’entends du old-school qui viens d’une voiture… Je pense à une connaissance qui travaillait à la Société des Alcools et aussi à ma regretté sœur. Le ciel s’est couvert il pleut, c’est samedi soir je suis seul mais c’est pas mal. J’ai pas envie de me cacher derrière quelqu’un. J’ai mangé un dessert, un gâteau Mae West, je crois qu’ils sont uniques au Québec… Souvenir de mes insomnies quand j’avais des rages de dents, ça faisait tellement mal j’aurais aimé qu’on m’amène à l’hôpital, à la fin j’hésitais plus à la moindre douleur je me rendais chez l’arracheur de dents. Encore et toujours ce désir d’être un littéraire pourtant j’ai arrêté très jeune d’aller en classe, je faisais plus mes travaux scolaires. J’ai payé en faisant mille métiers et j’ai eu mille misères. Mais oui, je suis un assisté, fallait pas s’attendre à grand-chose, j’étais romantique de ceux qui disent y’a pas de sot métier. J’en ai pas appris un. Lentement je vieillis, à soixante-deux ans je me surprends encore à regarder les offres d’emplois, c’est triste ce que je vous raconte là, la fin d’une vie de bum. Voilà! Je termine en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! Quelques mots encore pour vraiment clore. À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard

vendredi 18 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Vendredi nuit, la virée de la fin de semaine, y’en a encore qui espèrent rencontrer l’âme sœur dans la faune nocturne, coucou grand-mère! Une voiture au pot d’échappement bruyant passe ça mériterais une contravention… J’étais content d’entendre les gentils mots de ma petite nièce, ai dormis un peu, les oiseaux de nuit sont avinés encore quelques heures pour se saouler. Vous trouvez peut-être que je parle de ça souvent ça été une époque marquante de ma vie. Je suis content d’en être sortis, y’a ce gars qui disait avoir besoin de la ville savoir qu’il pouvait sortir à tout moment. Je sais pas si la nuit on se rencontre encore pour changer le monde, ça m’arrivais souvent de m’accrocher les pieds au bistro, j’y ai connus du monde mais personne n’est devenus mon amis. Je crois que je délirais comme le bon alcoolique que je suis. Mes propos ont dus en insulter quelques un, je jouais au rockeur du bas de la ville, c’était de l’idiotie. Aujourd’hui j’ai pas bu, je vais essayer de rester sobre. J’espère que tout va bien se passer avec le courrier reçu hier. C’est samedi y’a pas de poste… Dehors des fêtards passent, ils parlent fort… J’ai jamais beaucoup dormis dans la nuit de vendredi, souvenir du Grand Salon du Domaine Mascouche, avec tous les bands de l’heure, j’y passait encore de belles nuits après ça s’est gâté dans les bars de la rue Saint-Denis en haut sur le plateau pas en bas dans le quartier latin quoi que j’y suis allé quelques fois. Je me rend compte que j’écris ça et je dis absolument rien même pas l’ivresse quand j’essayais de dormir sur le comptoir où que je me vomissais dessus, Don Juan avait une odeur de vomis ce qui est étrange c’est que je voulais pas rentrer chez moi, je souffrais. Je suis pas fier de ça mais je suis quand même heureux de dire que ce soir ça n’arriveras pas, les bouteilles de bière sont loin. J’ai pas besoin d’assommoir ni de shooter… Dehors une voiture avec la basse très puissante, c’est pas un vrai gars de char la voiture est trop petite, je pense à la Challenger de mon lecteur de Deux-Montagnes… Ça sert à rien que je vous raconte des histoires de bars, il s’y passe jamais rien à part les videurs qui sortent un gars un peu trop saoul et les clients qui applaudissent. Y’a beaucoup de littérature sur la décadence alcoolique, ceux qui lisent ça on pas la moindre idée de cette souffrance au mieux ils trouvent ça rigolo, pour eux ça fait du bon cinéma, justement quand je me défonçais avec un copain j’avais l’impression de jouer dans un film, encore heureux qu’ils soit rien arrivés de grave… Je jouais au dur, mais le premier vrai criminel m’aurait assommé avec une choppe de bière, où un manche de baguette de pool. Je termine en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Ciao!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Très beau temps… Cet après-midi je me sent bien, j’ai reçu du courrier, ça coupe mon angoisse… Je lis le recueil Spirou ça me détend vraiment. Je vais le terminer et passés à des lectures plus sérieuses. Tout est maintenant vert, un week-end de trois jours, lundi c’est la journée des patriotes, l’ami avait un bon point on pourrais se servir du groupe Reprendre Pouvoir comme d’un levier pour le dédommagement mais je vois pas trop comment… Je suis calme comme souvent ça me rend muet. Je trouve pas les mots, j’espère que la super-maman de Cantley m’envoie pas des courriels infectés. Si je fais quelque chose qui lui déplait elle n’a qu’à me le dire je vais arrêter… J’ai pas envie de parler maladie, je suis pas de ceux vous savez qui justifient leurs malheurs parce qu’ils sont malades. Je sors souvent de mon moment présent, je verrai quand je serai rendus à la rivière… Parfois j’ai besoin d’être rassuré… Un bonhomme de soixante et un ans qui fait de l’angoisse schizophrénique, ça excuse rien… Y ‘a quand même toujours quelque chose qui gosse, la paix de l’esprit c’est ce que je demande. Ce soir je mange du foi de bœuf avec brocoli carottes et pommes de terre. Les légumes sont à la cuisson… J’ai souper, y’a encore eu un carnage aux États-Unis… Rien à dire là-dessus, ils veulent pas réglementer les armes à feu… Comment vous dire que je désire pas regarder les actualités, c’est juste du négatif. Lentement dehors ça se réchauffe, je pense aux mains sales de ceux qui ne veulent pas contrôler les armes à feu… J’ai trop mangé je me sent mal, j’entends les camions qui hurlent en passant devant chez moi… Je sais pas si je vais arriver à vous écrire quelque chose encore aujourd’hui. J’ai fait sauter le foi dans l’huile d’olive, c’est pas mauvais… Je fais tremper la vaisselle, rien d’important à écrire… Les merles chantent, je suis un peu mal pourtant j’ai eu un bon état d’esprit tout l’après-midi. Je l’aime bien mon petit chez nous, j’ai qu’à me rappeler ou j’étais avant j’ai pas envie de déménager… Je veux pas que ça se gâte. Le savon à vaisselle à quand même une bonne odeur. Vous voyez comment je suis pas très littéraire, j’ai pas de femme de ménage pour pouvoir me consacrer exclusivement à l’écriture. Je sais pas quel genre d’aventure vous voulez lire, je suis un peu dérangé. Combien de temps, comment le jour et tous ces ans et tous ces tours me veulent vivant me veulent amour… Encore des vers une fois sortis de l’hiver et revenus au vert, ça vaut rien c’est juste un peu pervers… Voilà! Je crois que je vais y arriver encore une fois. J’aime toujours vos commentaires. Vendredi les gens rentrent à la maison, d’autre s’en vont au chalet le préparer pour la saison. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!! Ciao!!!
Bernard

jeudi 17 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Souvenir de ces copines qui croyaient pas que j’écrirais un jour. Je sais c’est pas un grand prix littéraire mais j’espère qu’un jour ça deviendras de la littérature… Je vous donne accès à mon senti le plus intime, je sais bien que je suis pas Saint-Denys-Garneau que je suis pas entouré de grands poètes. Je suis seul dans un univers de maladie mentale, les gens sont plein de compréhension, j’ai remarqué que plusieurs s’accrochent à une poésie surannée pendant que moi j’essais de donner une forme contemporaine à ce que j’écris… Prose versus poésie, les mots s’attachent… L’écriture est toujours dans le milieu de l’éducation, je suis vieux et j’en suis loin, j’aime savoir que vous me lisez… Ce que j’écris ça demande un effort y’a rien de donné, c’est quand même de la prose de retraité. Je pense à cette littérature qu’écrivent et que lisent les toxicomanes, ça viens souvent me chercher dans la scansion, j’aime écouter… Cette nuit j’y arrive pas, incapable de donner une métrique, une qualité à mes vers. Vous savez, vous savez y’a pas que ce vieil Émile je pense au grand poète Lucien Francoeur, un poète de l’Amérique blanche et urbaine, un « rockeur sanctifié ». Y’a ces érudits du rock’n’roll qui savent précisément comment est mort Kurt Cobain et qui adorent les vieux rockers toxicomanes comme Jim Morrisson, Jimi Hendrix et Janis Joplin et qui cherchent encore comment est décédé le Rolling Stone Brian Jones… J’ai longtemps vécu dans l’univers destroy du rock’n’roll, j’étais sentimental incapable de voir que c’était un monde psychotique et criminel. Y’a une romance dans la musique rock j’ai pas voulu mourir dans cette musique heavy, dans le heavy metal. J’avais perdus mes valeurs et je me détruisais lentement. Je pense au « Rider on the storm » sous les ponts de l’autoroute pour se cacher de l’orage en attendant sa proie, le malheureux chauffeur qui arrêteras. Tout à coup j’ai une pensée pour mon lecteur de Deux-Montagnes… Je sors de la douche me suis parfumé, j’aime ça, mon parfum me rappelle le voyage… Y’a aussi tous ces groupes rock de la belle époque, je vous les nommerai pas chacun a ses préférés, les revues françaises aussi Best, Rock’n’folk je sais pas si elles existent encore, Best n’existe plus mais Rock’n’Folk est bien vivant… En vieillissant j’ai perdus de l’intérêt pour le rock’n’roll mes valeurs n’y correspondent plus… J’écris, je trouve le temps, il file quand même on dirais que la vie se raccourcie… Je réalise aujourd’hui que j’ai pas besoin de tous savoir. Je reste quand même curieux, j’ai retrouvé le plaisir de regarder la télévision… C’est vendredi, dans le temps de ma débauche il arrivait souvent que cette nuit de vendredi je me retrouvais à des lieux de mon travail. Voilà! Aujourd’hui je suis chez moi, mon travail c’est de vous écrire, j’y arrive, j’y arrive. Je termine sur les quelques mots que j’utilise toujours. Merci d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Ciao!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! C’est un bel après-midi. Je suis allé au supermarché je viens de rentrer, avec des écrits pareil je suis plus dans le domestique que le poétique. Je pense encore au dédommagement  en bon paranoïaque j’ai l’impression qu’on veut se débarrasser de nous, c’est juste une impression c’est pas les faits cette semaine j’ai mentionné l’argent au directeur santé mentale de l’institut, il a pas dit un mot… Je pense que je fais trop de millage sur ce sujet, j’arrête ça là, je suis impuissant devant ces mesures. Pour ce qui est de mon senti ça va bien, j’entends les oiseaux dehors malheureusement j’ai pas reçu de courrier… Aujourd’hui sur Facebook y’avait de la scatologie, j’aime pas ça… Je sais pas qui a mis ça en ligne c’est pas très édifiant. Je suis vidé, c’est jeudi, la semaine se termine, les gars vont arrêter à la taverne avant de rentrer chez eux. Je pense à ceux qui boivent « normalement » les alcooliques eux vont partir sur une bringue en sachant pas quand ils vont rentrer. Parfois je réalise que ma voix compte pas pour beaucoup qu’elle porte très peu, je suis pas l’éditorialiste d’un grand journal où l’animateur des nouvelles télévisées. Ce que j’écris c’est perdue dans cette grande machine qu’on appelle les réseaux sociaux ça a pas une grande portée, les gens préfèrent l’humour et la musique aux éditoriaux. Je vous ai pas dit que dans la pièce je jouais une sorte de transgenre, je crois que j’ai réussis un ami m’a dit que c’était plus structuré que les productions précédentes, il m’a dit que j’étais pas un mauvais comédien. J’ai fait de mon mieux… Je prends une pause ça sert à rien d’être préoccupé. Mon monde de patients-partenaires s’écroule, on veut nous utiliser mais pas nous dédommager, comme souvent les bénévoles auront eu raison. Si les choses restent telle qu’elle je vais en appeler à la dissolution de mon groupe Reprendre Pouvoir, on allait le reprendre ce pouvoir mais on nous coupe l’herbe sous le pied… Je comprends que les travailleurs sociaux du ministère en appellent à la solidarité, à la dé-stigmatisation mais quand vient le temps de faire des actions qui sortiraient vraiment les patients-partenaires du pétrin, ils s’abstiennent… Je me sent comme Don Quichotte et les moulins à vent… Je me souviens d’avoir discuté avec le regretté patriarche, je luis disais que c’est pas le psychiatre qui allait me donner des milliers de dollars, on s’entends y’a une distance entre le monde des psys et le pauvre malade… Les soins c’est dispendieux mais quand arrive le rétablissement… J’entends une musique toute douce, et un chien un cabot qui jappe par-dessus… C’est des gars dans le parc qui entrainent un chien à l’attaque, ça m’énerve! Je trouve toujours ça étonnant les gens qui dans un quartier populeux font comme si ils étaient seul en ville. Viens de réaliser que c’est la police. Je termine là-dessus et vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard

mercredi 16 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Je vous reviens déjà, j’ai encore la pièce de théâtre dans la tête, l’ami sclérosé y a assisté et il a trouvé que je suis bon comédien. J’ai fait de mon mieux comme ce soir en vous écrivant. J’ai sommeil, j’attends un peu avant de me recoucher je vais m’éveiller. J’espère qu’il y auras du courrier encore aujourd’hui… J’entends un moteur tourné dehors, gaspillage! Hier je vous ai écris un texte plus politique, parlez-en avec vos amis. Je me fait un peu vieux pour ces combats, bien que je vais essayer de le mener à la mesure de mes moyens… La rue est redevenue silencieuse, le bruit de moteur a cessé. Je continus avec mon senti. Je crois que les gens ont aimé mon personnage de Fabiola… J’ai commencé la lecture de mon recueil Spirou ça aussi ça me fait du bien par la liberté et l’histoire du magazine. J’ai recommencé à m’intéresser à la bédé parce que je veux pas me prendre la tête. Il est vingt-trois heure, je ne dors pas… Je crois pas qu’écrire aux journaux serait efficace on nous publierait pas, y’a longtemps que j’ai cessé de lire les journaux papier. Je vais voir ce que je peux faire avec La Presse + je pense qu’ils en ont rien à cirer. L’actualité est tellement dense… Je vais m’en remettre à la mesure de gravités de mon lecteur de Deux-Montagnes, c’est pas très grave mais j’aimerais bien que des collègues soient rémunérés pour le partage de leur expérience… Semble qu’on pourrais nous dédommager dans une recherche qui confirmerait hors de tout doute que le dédommagement des patients partenaire contribue au rétablissement, pour le dire simplement. Tout ça remet en cause ma participation au groupe reprendre pouvoir. Je vais laisser passer l’été et voir ce que je ferai cet automne. La fenêtre est ouverte, je l’ai déjà écrit le bruit c’est de la vie. J’essaye de vous dire comment je me sent, je veux pas faire la guerre au Ministère de la Santé et des Services Sociaux, ils sont beaucoup plus fort que moi pourtant il y va de mon rétablissement… J’ai peur de décompenser, de rentrer dans une psychose douloureuse, ce serait contre-productif pourtant c’est comme si il m’envoyait me bercer chez moi. Je pense que je m’étais trouvé une niche, un créneau maintenant on me dit retourne chez toi avec les tickets d’autobus qu’on te donne. Cette expérience ce refus de nous dédommager pourrait être un apprentissage dans le rétablissement. Je sais pas si le Ministère peut se revirer de bord rapidement. Je crois que je serai pas rembourser pour mon voyage à Lille, je veux pas faire mon quêteux. Mais au fond je crois qu’ils me le doivent je faisais du travail de représentation sur le rétablissement. J’ai compris qu’ils avaient l’argent. Voilà je suis un peu accroché à ça, je cherche comment terminer, je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Quelques mots encore,  à la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!! À bientôt!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Grand et beau soleil aujourd’hui. Y’a quelque chose que j’hésite à vous écrire à propos du dédommagement des patients-partenaires. Le ministère de la santé et des services sociaux a décidé que ça n’aurais plus cour même si il compte faire appel à notre expérientiel. Il annonce que c’est un vrai partenariat, pourtant en santé mentale autour d’une table on a des travailleurs sociaux et différents intervenants très bien payé, y’a que nous, je le répète les patients partenaire, qui n’auraient pas droit à autre chose qu’un ticket d’autobus et un lunch pourtant l’expérience ça se paye, faut comprendre aussi que les différents comités consultatifs permettent de s’impliquer et que souvent ces implications préviennent une hospitalisation qui est beaucoup plus dispendieuse qu’une participation, ça fait partie de notre rétablissement. Faut comprendre aussi qu’aucun de nous est à l’aise financièrement, la pauvreté, comment dire? Rend malade. On veut bien nous donner la parole mais seulement pour quelques sous. Y’a personne qui deviens riche avec ce dédommagement, ça nous permet juste de mieux vivre au quotidien. Pour moi avec cette décision le ministère va juste provoquer un désengagement. J’irais même jusqu’à dire que moins d’implication plus d’hospitalisation, tant qu’a faire les choses gratuitements, je vais choisir mes associations. Semble que le paradigme, je sais pas si c’est le bon mot, veux que le patient paye pour une fois on semblait l’avoir inversé pour le mieux et tout le travail a été fait pour maintenant être désavoué par le ministère. C’est une façon de se rétablir qui donnait aussi son crédits aux intervenants qui permettaient l’engagement. Je sais aussi que maintenant on forme des mentors de rétablissement mais on ne leurs fait pas de place dans le système de santé à part peut-être quelques programmes de la sécurité du revenu. Y’a pas beaucoup de gens avec un problème de santé mentale qui sont à l’aise financièrement. On mise encore et toujours sur le vieux système du bénévolat. La maladie mentale c’est rien de facile, je crois qu’avec cette décision le ministère contribue à la stigmatisation, on ne veux en parler que dans des lieux clos et hiérarchiquement dédié. C’est encore tabou, même si on nous met sur la même problématique que d’autre maladie, on nous camouffle dans la foule. À quelque part ça me dis que j’aurai fait ce travail de rétablissement pour rien, on disait que ma participation à différentes conférences donnait du crédit aux décideurs. J’y crois plus, j’y crois moins, les choses avaient pourtant bien démarré maintenant on nous laisse en plan. Ce qui me viens spontanément pour terminer, c’est encore gagner sa vie à la sueur de son front comme si je devais me rétablir dans la peur et le malaise. J’ai fait le choix de vous écrire ça et je l’assume, c’est peut-être un coup d’épée dans l’eau mais c’est encore un endroit d’expression du rétablissement. J’aimerais bien qu’on révise cette décision mais je crois que la machine est trop grosse. Je vous remercie d’avoir lu avec attention.
Bernard Saulnier 16/05/2018
 

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Encore assez fatigué de ma journée de lundi. Je sais pas si la super maman de Cantley me lis mais bientôt y’auras un recueil Spirou pour les petits gars. Je prends le temps de le lire et après je l’envoie. J’espère que ça dérange pas trop. On m’a remboursé le montant de la fraude sur ma carte de crédit, reste encore neuf dollars à rembourser. Ce matin j’aimerais bien encore recevoir du courrier. Hier j’ai eu une crise de ressentiment, c’est un luxe que je peux pas me permettre, les gens ont le droit de pas pensés comme moi. Ce matin c’est toujours mon senti, j’ai dormis et me suis calmé. Je me prépare un café, c’est la nuit, je pense aux amies Libanaise.  Lentement je reviens au quotidien, les moments extraordinaires ça dure pas. C’est mercredi, merci à ma lectrice retraitée du CÉGEP de l’Outaouais pour ses commentaires. J’écoute, la voix est silencieuse, pense à ce copain disparus qui parlait de son ami imaginaire. Voilà où j’en suis, tout est calme, hier j’ai mangé un burger et une frite comme je me l’étais promis… Aujourd’hui je suis pas trop schizophrénique, parfois je me questionne sur ce diagnostic mais je fais très attention j’ai pas envie de me retrouver psychotique au fond du baril. Le propre de l’inconscient c’est de n’être que ça… On peut pas le voir seul ça prend un tiers entre soi et l’inconscient. Je peux évidemment vous parler de mon senti qui cette nuit est agréable… J’aime pas raconter mes engueulades hier j’ai pété les plombs, je me suis excusé dans un courriel au directeur. Faut que ça avance cette écriture, que ça prenne une forme, je doute toujours je l’ai pas l’affaire… J’en ai terminé avec mes différentes activités pour l’été, l’an passé au mois d’août j’étais en Espagne tout près de l’attentat terroriste de la Rambla. J’ai beaucoup aimé mon séjour, hier j’ai entendus dire à la radio que les Catalans étaient exaspéré par tous ces touristes qui vont chez eux, pourtant économiquement ça doit les aider. J’ai ouvert la fenêtre, le jour se lève, on entends les oiseaux, je me souviens que dans mon alcoolisme je détestais les entendre le matin, souvent je réussissais pas à dormir et je devais partir travailler, c’était difficile, je me souviens aussi de ma sortie des bars clandestins ouverts toutes la nuit. Bon! Pour plusieurs c’est l’heure de partir pour le boulot, ils commencent tôt mais vont finir tôt, souvenir de cette époque où je passais la serpillière aux piscines olympiques, je détestais ça… J’attends le remboursement de mes frais de voyage à Lille… Je me suis habillé, ai mis le T-shirt que j’ai eu en cadeau. Voilà! J’y arrive, j’ai encore réussis à vous écrire quelque chose, c’est important pour moi. Je crois qu’on entends les merles, les corneilles aussi… Quelques mots encore pour terminer. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! J’espère que ça vous à plut. À la prochaine!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard

mardi 15 mai 2018

Au présent

Bonjour! Bonsoir! L’espèce de confort dans lequel j’étais après la représentation a pas duré. J’écoutais les actualités sur le réseau de l’information et la présentatrice a terminé en disant « écrire pour rire ». Je sais pas pourquoi ni à qui ça s’adressait mais je l’ai pris pour moi et ça me fait mal… Ma paranoïa me dis qu’ils peuvent savoir quelles chaînes télé j’écoute et quelle émission mais au fond je sais bien qu’il y en a des millions… C’était quand même bien hier, je me sentais à ma place même quand j’ai terminé et que j’ai rencontré tout ce monde. Cet état dans lequel je me sent c’est toujours la fin du monde l’apocalypse, je me sent persécuté… Faut pas, je continus à faire ce qui me plait, tout ça c’est peut-être la schizophrénie, le sens que je donne au chose qui n’en ont pas. Je suis désolé de vous écrire ça après de si beau moment, je me demande ce que j’ai fait pour qu’on me traite comme ça… J’abandonne cette histoire et je vais essayer de me réfugier dans mon senti. J’ai pas envie de prendre un médicament pour me calmer après c’est deux fois pire. Je l’ai pas vu venir cette crise, hier je pensais pas du tout à ça j’avais un répit. Comment vous dire ce ne sont que des ennuis?  Voilà je suis accroché dans l’angoisse avec une voix qui chuchote schizophrénie… Je persévère j’écris et les actualités nous déversent les drames internationaux. J’aime pas ça, j’aime pas ça cette écriture de malade, mais je sais pas où ça m’amène, ça me tue, ça me tue et j’écris justement pas pour rire. J’ai envie de m’arracher le cœur, de me briser dans la mort, quand je suis comme ça je veux qu’on me débarrasse… Je suis un peu tanné de l’histoire d’Émile de ses rimes, la poésie c’est tellement plus que ça… Ils écrivent n’importe quoi sous couvert de licence poétique. Y’a parfois quand même de belles rimes. Je suis un fou seul dans la ville tout ça a commencé avec un envoi pornographique, j’ai tout de suite rayé le personnage de ma liste. J’ai envie de crier de hurler au mal, vous voyez j’arrive pas à rester bien plus de vingt-quatre heures. J’aimerais bien me transformer mais semble que le bonheur se colle pas à moi. C’est quand même vrai que si j’étais persécuté ça couterais cher, mettre des hommes là-dessus… Je m’excuse ma baloune se dégonfle, c’est rien d’intéressant, j’ai bien aimé les amis du théâtre. Ce soir je participe à un conseil d’administration, je veux terminer ça sur une bonne note malheureusement y’a des journées qui sont moins enrichissantes. Hier les voix étaient positives, magiques dirait l’amie. Je suis étourdis, les alarmes d’automobiles cessent pas… Je sais pas comment me sortir de tout ce fatras. Ça m’a fait du bien de vous écrire. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Encore quelques mots et à la prochaine j’espère!!! Au revoir!!!
Bernard

Au présent

Bonsoir! Bonjour! On a finalement joué hier. Je crois que les gens ont apprécié, je remercie tous les amis qui étaient présent. Quand on termine c’est magique moi j’éprouve un grand sentiment de satisfaction… Cette nuit je vous écris en pensant à tout ça ce fut un succès. Je pense à Madame Pintal à sa grande générosité… J’espère que l’ami sclérosé a assisté, qu’il a réussis à entrer. Je reviens donc au blog je vous avais un peu abandonné, je crois que les gens ont aimé mon rôle de travesti je ne sais trop, mais de quelqu’un d’efféminée… Ce soir j’ai un conseil d’administration… J’éprouve un sentiment de plénitude, je crois que j’ai accomplis mon devoir, on a réunis beaucoup de monde autour d’une pièce de théâtre et de la santé mentale. Mon senti cette nuit en est un de calme… Comme le disait un vieux maître je prends tout mon temps pour vous écrire. Je vous raconterai pas la pièce je crois que vous allez pouvoir la voir en ligne. J’étais content de voir que tous les « patrons » étaient là. Les gens ont passé un bon moment… J’en profite pour remercier tous les collègues toute l’équipe, c’était beaucoup de travail mais tout s’est bien déroulé. J’ai de la difficulté à vous écrire mon monde intérieur est pas agité, c’est comme si on avait fait de la magie, une magie qui me calme. Faut dire qu’hier j’étais entouré de gens que je considère magique. Je pense à l’ami agent de programmation comment il se donne dans son travail, c’est inspirant. Y’a aussi la magnifique médiatrice culturelle qui avait toujours un bon mot pour encourager… Ouais! Des gens formidables… Tout à coup je suis ému, je sais que je réussis à faire ça parce que je ne consomme pas. C’est dans ces moment-là que j’aime vivre… Il se passait quelque chose, je me sentais vivant, très vivant. J’ai serré la main à plusieurs personnes et donner des câlins. Je sais pas si c’était juste mon jeu, je crois que ça a fait la job, après quand j’ai quitté la metteure en scène m’a tendue la main gauche, je crois que c’est parce qu’il y a chez moi quelque chose qu’elle n’apprécie pas. Enfin laissons ça là c’est dans ma tête… Voilà! J’avais réussis à cacher le négatif il reviens c’est pas long. Hier pour jouer, j’ai fait ce qu’on m’a dit et j’y suis aussi aller à l’instinct, je pouvais pas me tromper, un mot pour l’extraordinaire Pascale Monpetit qui nous a fait l’honneur d’être avec nous sur les planches, merci! Je sais cette nuit ça ressemble à un discours ce que j’écris mais je vais essayer de terminer avec mon senti. Je suis content c’est une autre expérience souvent pour moi c’est plus difficile d’écrire les bonnes choses que les mauvaises, les muses sont souvent négatives. Voilà pour ce moment! Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! J’arrive au mot de la fin. À la prochaine j’espère!!! Ciao!!!
Bernard

dimanche 13 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! J’ai dormis un peu, je vous remercie de vos petits mots rassurant. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1100617/art-therapie-tnm-theatre-sante-mentale-jveux-dlamour  voilà pour ceux qui n’ont pas vue le reportage télé. Je cherche un peu quoi vous écrire cette nuit. J’y vais avec mon senti, aujourd’hui c’est la première. J’ai lu la pièce une couple de fois heureusement que c’est une lecture je serais incapable d’apprendre mon texte par cœur. J’espère qu’il y auras beaucoup de monde, je trouve que c’est une chance et un privilège d’être mis en scène par madame Pintal. J’ai plus de mots, j’y arrive plus, je deviens muet et ça me fait peur. Les sirènes d’ambulance et de voitures de police n’arrêtent pas. Je viens de regarder le lien du reportage vidéo ça me donne un message d’une erreur provenant du média. J’espère que vous pourrez le voir… Je pense à mon bôf qui dois voir ce que je fais d’un œil critique… Je sais pas pourquoi je pense au quant à soi… C’est une chose que j’ai pas dans les réseaux sociaux, mais dans la vrai vie je suis plutôt réservé. Je viens de retrouver le reportage, votre humble serviteur y est très présent… Pour ceux qui sont libre ce lundi soir je vous invite à venir nous voir. C’est la nuit et je suis debout, je crois que c’est le stress de la représentation… J’en profite pour vous écrire ceci. J’ai détruit ma carte de crédit on va m’en envoyer une autre… Je vous écris et après je vais relire la pièce. C’est le cas de le dire mes collègues viennent de différents horizons, différentes problématiques qui partagent un même intérêt pour la création. Je pense, je ne sais pourquoi, à ce gars qui avait une plaque de métal vissée au crâne, c’est pas reposant… Y’a pas de gars comme ça dans la pièce à ce que je sache. Je pense à cette femme au centre local de services communautaires qui disait à l’infirmier, le petit monsieur est là, j’ai jamais entendus rien d’aussi condescendant, elle est qui elle pour m’appeler petit monsieur? Faut pas trop en demander, le respect se perd, trop de monde, elle pouvait pas simplement dire monsieur Saulnier est là, l’infirmier aurais surement fait la déduction que c’étais moi. Mais non, les pauvres comme moi on appelle ça des petits monsieur, c’est enrageant. Je sais ma « plume » est pas très raffinée, mais c’est mon écriture la plus vrai… J’ai sortis les menthes Life Saver’s pourtant je coule pas, je suis bien à la surface des choses, la profondeur c’est une chose qui me manque. On me l’avait dit de rester à l’école, j’ai préféré l’argent, de toute façon j’avais pas les notes pour aller au collège, quand j’ai quitté ça faisait un fardeau de moins pour les enseignants. Je les vois pas mes soixante et un ans, j’y crois pas que je suis rendus là. Voilà! Je termine comme toujours en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!!
Bernard

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Encore une journée et on donne la représentation. Je suis anxieux j’ai une sorte de trac. Hier j’ai lu la pièce au complet en essayant de me rappeler où j’étais pour chaque scène. Je crois qu’on va l’avoir. Aujourd’hui c’est le dimanche de la fête des mères, on pense à vous toutes. Hier y’a encore eu un attentat à Paris ça coupe mon désir d’aller encore y passer quelque jours. Je me souviens d’une époque dans les années soixante-dix je crois où y’avait eu plusieurs attentats terroristes de groupuscules de gauche, tout ça avait finis par disparaitre des jours meilleurs s’annonçaient pour Paris. C’est la nuit de samedi à dimanche, je sais plus trop où est rendue le night life de Montréal, je pense au regretté Coco Richard qui animait ces nuits. Y’a un long moment que je ne sors plus la nuit j’ai peur. Ça me prenait de l’alcool pour endormir ça et comme je ne bois plus la peur reste bien présente. Comme il m’arrive souvent la nuit j’ai pris une douche et je me suis parfumé, ça fait du bien… J’ai laissé une fenêtre ouverte j’essais de me ramener sur mon senti. Pas sur mon odeur! Mais bien sur mes sentiments comment je me sens toujours avec ce désir d’écrire que je mets en œuvre. Je sais pas si c’est utile, quand j’aurai finis ceci je vais regarder les infos de Radio-Canada un journaliste et son caméraman sont passés au théâtre jeudi. Je sais pas si le reportage va passer, l’actualité nous a rattrapé, encore un attentat. Demain, je vais hanter les loges du Théâtre du Nouveau Monde. Je crois que ça va être bien la lecture… J’espère que je chokerai pas, je vais avoir mon texte en main. Je sais y’a des choses plus graves que de jouer au Théâtre du Nouveau Monde mais disons que je suis pas la relève de Lili Saint-Cyr… Je trouve plus, je trouve pas comment vous dire mon état à une époque psychotique j’entendais des voix et ça me tuais, la peur toujours la peur qui me minais. Les gens rentrent à la maison il est presque trois heure les bars vont fermer. J’espère que ça vous plait ce que j’écris… Je pense à Paris, à Maurice Chevalier, c’est vieux mais j’aimais bien cet artiste de variété. Je crois que le monde se meurt, où qu’on aille quoi qu’on fasse y’a toujours une guerre et je vois pas la fin… Je vais essayer de terminer sur une bonne note, je suis toujours étonné de voir comment les voitures roulent rapidement pourtant c’est une rue résidentielle… «  Maman tu est la plus belle du monde » Je me rappelle plus qui chantais ça mais ça nous faisait bien rigoler, c’était surement un artiste du canal dix, de télé métropole à l’époque… Voilà! Je termine comme ça et embrasser bien votre mère et j’ai une pensée pour celles qui sont partis. Merci d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard

samedi 12 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Ça va pas bien, j’ai été victime d’une fraude avec une carte de crédit. Je vous en dis pas plus, ils vont faire enquête mais c’est chiant. On a peut-être piqué des informations à partir d’internet. Tout allait trop bien… Juste pour dire que je me questionne sur mon utilisation de la machine… Même mon blog je crois que je donne trop d’information. Mon lecteur de Deux-Montagnes m’a rassuré, j’arrête tout ça la et je change de sujet. Il fait beau temps… J’hésite beaucoup à vous écrire ce soir… J’abandonnerai quand même pas pour des conneries pareilles. J’arrête je me calme… Je me sens comme un gros poisson qui a mordu à l’hameçon, la pêche est ouverte? J’ai jeté la carte, je pense que je vais me calmer avec l’utilisation du crédit. Quand même j’aimerais bien savoir comment ils se sont procuré mon mot de passe… Je trouve ça absurde que j’ais un fardeau pour ça… Ça me donne pas envie de sortir, c’est vrai que sur l’échelle de la douleur c’est pas grand-chose. Je vais arrêter de chercher de toute façon je trouverai pas… On dis toujours qu’il faut payer pour apprendre, je préfère rester ignorant. La dernière chose du genre qui m’est arrivé c’est le vol de ma tablette électronique, j’ai plus remis les pieds dans un café depuis ce temps là. Je pense encore aux astrologues qui téléphonent pour nous soutirer de l’information, voyons donc! Si vous saviez comme j’ai pas envie de vous écrire ce soir. J’ai peur que ça marche pas… Comme je vous disais au début ça allais trop bien, fallait que ça se gâche… Faut pas que je m’en fasse trop à date j’ai rien à payer. J’ai beau écrire que j’aime pas la routine quand il m’arrive des choses qui sortent de l’ordinaire je sais pas quoi faire. Quand il fait de belles soirées les gens gueulent je ne sais quoi dehors… C’est toujours ma paranoïa, je me souvenais plus que Brian Wilson le leader et fondateur des Beach Boys avait la même maladie que moi, je crois que cet homme là à fait beaucoup de bonnes choses dans sa vie, il a un bon rétablissement. Ce qui m’arrive j’ai pas de pouvoir là-dessus, j’ai fait ce que j’avais à faire reste que le temps. Le mérite de ce qui m’arrive ça change mon quotidien. J’ai surfé, comme dirais les Beach Boys, sur la vague de la fraude… J’en ai quand même raconté plus que je pensais. Je vais en profiter pour souhaiter une bonne fête des mères aux mamans qui me lisent. Je sais c’est demain mais je veux pas oublier. Je suis quand même pas le centre du monde, y’a pas que moi qui se fait frauder, on va voir l’efficacité de tout ça. Voilà pour ce soir j’attends en espérant que tout rentre dans l’ordre. Je termine en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! Comme toujours les mots de la fin sont difficiles. À la prochaine j’espère!!!
Bernard

vendredi 11 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Lentement je me réveille. J’ai un peu dormis, y’a une vieille odeur de tabac à pipe. Plus tard cette nuit je vais lire la pièce pour me la mettre en bouche comme ils disent… C’est samedi tout est dans le silence du moins dans le goulag occidental plus à l’ouest dans le quartier gay les boîtes sont pleines de monde, ça danse et ça entre en transe, musique techno, musique de robot disait le vieux poète radoteux national.  Cette nuit je pense à la surprise qu’on m’a fait et dont je peux pas vous parler. Je vous ai pas raconté que je recevais des appels d’un bureau d’astronomie, ça m’intéresse pas, j’ai raccroché poliment. C’est la nuit de vendredi à samedi, je pense à une jolie collègue aux cheveux noir qui est avec le théâtre aphasique… J’ai hâte à lundi c’est la générale et après on joue pour le public. Je pense que ça va encore le faire que ça va marcher… Je suis content tout roule rondement, la tablette s’est placée, j’ai reçu les documents que j’avais besoin… Maintenant je me rabat sur mon senti je me souviens de cet ami régisseur qui me faisait entré dans les salles pour voir les pièces sur lesquelles ils travaillait, c’étais généreux… Ce matin je vais me raser, je veux pas avoir la barbe longue et me charcuter le visage… Parfois je réfléchis trop c’est ce que je vois quand je me relis. Je me rétablis lentement, les jours semblent meilleurs, y’a un peu de bonheur aujourd’hui c’est pas plus mal de l’écrire ça mange pas le monde… Y’avait cette foule en liesse de juifs orthodoxe pour la visite d’un de leurs grands rabbins, l’étranger me questionne toujours. Je suis maintenant bien réveillé. Hier je discutais permis de conduire avec un voisin je lui expliquais pourquoi je l’avais pas, que les occasions de conduire étaient rare et que j’avais pas les moyens d’avoir une auto. J’ai eu un souvenir de jeunesse quand je fouillais partout dans la maison familiale aujourd’hui c’est le contraire comme si quelqu’un fouillait chez moi mais j’habite seul dans un studio. C’est pas de très jolies phrases cette nuit, lundi je vais mettre tout ce que je peux dans mon jeu… Je sais pas si mon lecteur chauffeur d’autobus de la couronne nord travaille lundi mais je l’invite à venir voir la pièce. Ces jours ci c’est ce qui me préoccupe le plus cette pièce, je veux bien rendre mon rôle. Faut pas que j’oublie ce que c’est, une lecture, je crois quand même que malgré tout le travail on va bien s’amuser. Voilà! C’est presque terminé pour cette nuit, j’en aurai mis un autre dans la boîte, un autre cannage, les mots ce sont pas placés comme des sardines où du hareng. J’arrive au milieu de la nuit, c’est presque finis. Je termine comme ça avec ces quelques mots pour vous remercier d’avoir lu jusque-là!!! Ça y est presque, à la prochaine j’espère!!! Ciao!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Il fait beau soleil mais c’est frais. Aujourd’hui je me suis beaucoup promené, j’ai eu de bonnes nouvelles mais je peux pas vous en parler, peut-être plus tard quand ce seras fait. J’ai pas eu de courrier…  Lavé la vaisselle, la fenêtre est ouverte c’est bien un peu d’air frais… Je sais pas vraiment quoi vous raconter, y’a des odeurs de bouffe… Lundi prochain c’est la représentation, ce matin je suis allé au Centre Local de Services Communautaire pour un prélèvement sanguin. Cet après-midi j’ai dormis un peu. Je suis content la semaine s’est bien passée. J’ai rencontré des gens intéressant. J’entends les oiseaux qui chantent dehors, le vendredi plusieurs vont tomber dans la débauche, pas les oiseaux mais d’autres méchants moineaux qui rentrent du boulot, ils vont faire un détour par la brasserie et s’accrocher les pieds pour la nuit. Y’a longtemps que j’ai pas fait ça, que je ne fais plus ça je ne m’en porte que mieux, la bière me rendait dépressif et parfois psychotique et j’étais détestable mais je vous ai déjà raconté tout ça, de vieilles histoires pour un vieux bonhomme et sa vieille musique… Y’a des motos, de grosses cylindrées qui passent… Ce matin j’ai discuté un peu en anglais avec un jeune itinérant qui avait un magnifique chien, tout à coup ça sent la mouffette. Je reviens au jeune et son chien qui prenaient soin l’un de l’autre comme il disait. Je sais pas comment il faisait pour le nourrir, je crois qu’il y a des ressources qui acceptent les animaux mais je pense que son chien passait avant lui. Ce soir je crois que je vais manger une côtelette de porc avec une pomme de terre, des carottes et des brocolis c’est pas un festin mais j’aime ça… Un gars passe avec sa veste de cuir remplie de spike, je croyais pas que ça existais encore je sais pas si ces gens là fréquentent encore les Foufounes Électriques… Je vous ai déjà raconté que j’y faisait le bacon sur la piste de danse? C’était pas long qu’ils me jetaient dehors, c’est pas fort se faire vider d’un endroit comme ça, ça fait longtemps. Cette semaine je parlais d’itinérance à mon groupe à comment c’était difficile de se trouver un logement quand on sortait d’un long séjour à l’hôpital psychiatrique, c’est ça l’itinérance on couche chez l’un et chez l’autre et parfois on retombe en crise, on décompense. Et on retourne à l’hôpital quand ils veulent bien nous soigner, souvent on est dans le déni on est pas malade pas nous c’est autour qu’ils le sont. Encore et toujours la même histoire. Je sais pas trop comment vous terminer ça, le week-end qui arrive c’est la fête des mères mes meilleurs vœux à toutes les mamans Voilà! Encore quelques mots pour terminer avant d’aller peler les légumes. Comme toujours je vais vous remercier d’avoir lu jusque-là!!! C’est terminé pour ce soir. À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!! Ciao!!!
Bernard

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Ce matin je rencontre l’infirmière pour des prélèvements sanguins. Je crois que je vais lui donner quelques signets de la pièce qu’on créeras au Théâtre du Nouveau Monde. Je pense encore à mon voyage à Lille, à son magnifique beffroi bien utile pour s’orienter. Je crois vous en avoir déjà parlé… J’aimerais beaucoup calmer mon obsession postale, recevoir du courrier significatif. Je suis pas triste ce matin, hier j’ai donné une entrevue à un journaliste de la télévision, ça aussi vous le savez! J’entends le sifflet du train, la gare de triage est tout près. La nuit à pars le rêve il se passe pas grand-chose et quand on les retiens pas… Tout s’est replacé dans mes appareils électronique, je touche du bois pour que ça reste comme ça. Je vais peut-être me récompenser aujourd’hui et me payer une poutine. Je prends mon temps ce matin, comme toujours. J’avance lentement dans cette écriture matinale, ça a pris un peu de temps mais maintenant je suis réveillé. Je remercie ma lectrice secrétaire retraité du CEGEP de l’Outaouais pour ses commentaires. La directrice du Théâtre du Nouveau Monde est une force de la nature elle à une énorme capacité de travail en plus d’avoir une très grande culture. Moi là-dedans je ne suis que du menu fretin. J’ai toujours l’odeur de mon parfum, je sais pas où je vais avec des phrases pareilles, mon nom c’est pas Claude Meunier, je manie très mal l’absurde. Mais non! Je me dénigrerai pas cette nuit on compare pas des oranges avec des pommes, il est grand je suis petit. J’ai bien écris quelques lignes mais rien qui s’approche de ses succès. C’est vendredi y’en a qui ont couché sur la corde à linge, la nuit dehors à siphonner de l’alcool, il reste plus rien pour la bouffe et le loyer…  Je reviens à mon senti, tôt le matin ça me fait pas mal. Je sais que les gens honnêtes dorment, les autres rigolent en pensant à ceux qui s’en vont au boulot… Y’a ces mondes de phantasmes avec des films porno des danseuses nues de l’alcool et de la dope pour qui en veut… Ça n’arrête jamais, je ne mets plus les pieds là trop peu pour moi… J’ai des démangeaisons sur les doigts, de l’eczéma je crois, j’arrête de me gratter. J’ai pas de nouvelles pour mon impôt fédéral, mon lecteur de Deux-Montagnes me dis de pas m’en faire que c’est dans le nuage… Mon senti je sais pas comment vous le traduire cette nuit, ma rage des avions est passée, j’ai quand même envie de partir pour je ne sais où, l’Italie peut-être. C’est vendredi, y’a quand même des gens qui travaillent le week-end. Je me cherche une façon décente de terminer. Je pense à l’anniversaire de la matriarche, c’est fin mai je crois… Voilà c’est la chute, je descends en vous remerciant d’avoir lu jusque-là, je prends encore un peu de votre temps. À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!!
Bernard

jeudi 10 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Me voilà de retour ce soir, le ciel se couvre de gros nuages gris. J’ai passé l’après-midi à répéter au Théâtre du Nouveau Monde, on m’a libéré plutôt j’étais pas dans certaines scènes. J’y retourne lundi après midi pour la générale et après on joue à sept heure. Radio-Canada à fait un reportage qu’on devrais voir en fin de semaine sinon je crois que ça seras disponible sur les réseaux sociaux. En attendant je vais lire la pièce pour m’imprégner un peu plus et essayer de faire travailler ma mémoire. La fenêtre est ouverte, un vent frais entre dans l’appartement… J’avais un problème avec ma tablette électronique j’ai réussis à le régler. Je sais pas avec quoi je vais vous illustrer cet écris… Je leurs ai bien dis que je suis pas un comédien, j’ai un rôle pas très viril mais ça me va. Ça verdis, c’est beau, jeudi soir vers cinq heure y’avait pas beaucoup de monde dans le métro je crois que plusieurs sont allés prendre un pot après le boulot. Moi j’y pense même pas ce serait recommencer le cycle infernal, j’en sortirais pas avec tous mes morceaux. Je radote toujours la même histoire, si vous voulez une histoire différente passez au TNM lundi soir, on va briller de tous nos feux. J’ai toujours de la difficulté avec le travail d’équipe, de troupe, mais je fais un effort… Mardi prochain j’ai un conseil d’administration pour la radio, après ça va être la pause de l’été. Je fais chauffer le four me suis rappelé que j’avais un macaroni à la viande dans le frigo ça seras mon souper… Ce soir je suis pas trop brûlé… J’ai pas envie d’aller dans le négatif vous avez eu votre dose cette semaine. C’est particulier tous ces gens d’horizons différents qui se réunissent pour créer une pièce de théâtre… J’envie les gens qui rigolent en travaillant, moi je prends tout ce qui se passe comme de petites fin du monde, c’est grave! Le macaroni est au four, lentement la nuit tombe. Je commenterai pas le jeu de mes collègues, ils se tirent très bien d’affaire.  Je pense que je vais vous illustrer ça avec une photo du buste de Nelligan, c’est toujours étonnant comment ceux qui souffrent l’ont toujours en référence ce cher Émile. J’imagine que dans le désespoir on se reconnait dans ses vers. Voilà! Quand j’appelle Émile dans mes textes je deviens muet, je sais plus trop quoi dire, pourtant y’a tant de grands poètes… On dirais qu’il n’y a que lui qui est resté avec son destin pathétique à l’hôpital, à l’asile comme on disait dans le temps… Son grand art il l’a fait avant son enfermement… Je sais pas si ça existe le syndrome Nelligan? La poésie elle est maintenant au coin de la rue et sur les places publiques, le grand art ce sont les enseignants qui en ont le monopole c’est pas plus mal. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine!!!
Bernard

mercredi 9 mai 2018

Au présent


Bonsoir! Bonjour! Aujourd’hui c’est l’enchainement dernière répétition avant la générale. J’y crois! J’y crois qu’après tout ce travail on va avoir une pièce de théâtre. Hier en revenant j’ai eu l’heureuse surprise de rencontrer une cousine… Je vais à mon senti, j’ai dormis, je suis reposé. J’invite tous ceux qui me lisent au Théâtre du Nouveau Monde lundi prochain à sept heure, l’entrée est une contribution volontaire. Je vous avoue que j’ai hâte d’y arriver. C’est la nuit, je respire par le nez ça me calme. Hier il faisait tellement beau, la Catherine grouillait de monde. Je me sentais en voyage, parfois j’ai moins peur des foules… Je crois qu’on va voir des journalistes aujourd’hui… Dans mes collègues je crois qu’il y en a deux ou trois qui font du « bitchage », des choses inutiles. J’ai beaucoup plus peur de ça que de jouer… Je m’efforce quand même de tous les aimer même ceux qui me sont antipathique. Y’a une émotion qui monte, des larmes, parfois je lis entre les lignes, je préfère croire que je suis dans l’erreur… Dix-huit comédiens ça fait beaucoup de monde à placer. Le temps est superbe, la fenêtre est ouverte, j’aimerais bien recevoir du courrier aujourd’hui. Je veux pas commenter le jeu des copains, ils font ce qu’ils ont à faire et moi aussi. Je sais y’a de meilleurs comédiens que moi mais y’en a qui tirent toute la couverte vers eux. Enfin je vais essayer quand même de servir la pièce, de me mettre au service de la pièce… Quand j’arrête d’écrire l’émotion monte, le bitchage ils y en a qui croient que ça fait partie de la dramaturgie. Je prends ça comme un travail ces gens là viennent pas coucher chez moi. J’ai peur, c’est la terreur j’espère que tout va bien se passer. Je me répète j’essais de voir où m’emmène mon senti. J’ai pas tellement besoin d’éloge, après les fleurs viennent le pot. Lentement ça se calme, y’a toujours cette idée du succès d’estime, je m’en kalisse de ça, faut que j’écrive pour les bonnes raisons, first! J’écris pour me démêler second! Je crois que j’ai quelque chose à dire et third! Pour m’amuser, le reste n’est que broutilles. Quand je veux écrire trop vite, les choses ne viennent pas j’arrive pas à nommer l’émotion… Je sais je pourrais faire des vers de mirliton mais c’est pas la poésie… Je sais aussi qu’avec quelque mots bien senti je peux vous émouvoir, c’est pas une très bonne façon de nommer l’émotion. Y’avait ces nuits d’angoisses, ces moments où je plaçais la radio dans la fenêtre de la chambre pour faire entendre de la « bonne » musique au quartier une musique qui disait ce que je ressentais. J’étais, je suis un pauvre fou… J’essais de terminer de la meilleure façon. J’ai été content de vous écrire encore cette nuit. Voilà j’arrive à la chute je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Encore quelques mots. À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!!

Bernard

mardi 8 mai 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! C’est la soirée de mardi, j’ai dormi un peu, demain après-midi j’ai une répétition de la pièce de théâtre. Je pense à y’a trente ans où on avait essayé d’en monter une, ça avait foirée… Je sais qu’il y en a qui vont dire on l’a déjà fait, oui, mais pas comme ça dans un théâtre professionnel  avec une metteur en scène chevronnée et des comédiens impliqués. On réinventeras pas la roue mais y’a moyen de la faire rouler autrement… J’ai toujours été attiré par les arts, dehors une voiture passe on entends ce que j’appellerais du old school. Je pense aux intervenants, intervenantes qui deviennent « artistes » je prends ça personnel c’est comme si ils m’enlevaient quelques choses. Je sais c’est pas une chasse-gardée des personnes en rétablissement, je ne saurais comment dire je trouve leurs démarche malhonnête, intervenantes elles ne voulaient pas être sur le même pied que les souffrants en rétablissements voilà que maintenant elles nous enlèvent un espace virtuel de création enfin chacun est libre de faire ce qu’il veut… J’ai envie de faire comme le pape Artaud et de les excommunier… Je crois qu’on me prend pour un bouffon mais ce que j’écris est pour moi vital, j’ai besoin de place mon orgueil dirais de toute la place. Je suis toujours étonné de voir qu’avec les réseau sociaux les gens se découvrent une fibre artistique, C’étais Breton qui excommuniais pas Artaud… J’arrive pas à vous faire comprendre mon point de vue, mais oui je suis impuissant devant plusieurs choses… N’empêche elles ont probablement plus de talent que moi. J’écris pas ça parce que je suis jaloux, je suis bien où je suis à faire ce que je fait, milles excuses pour cette tentative de démolition inutile. C’est gravement égocentrique ce que j’écris ce soir, je suis incapable d’amener ça à un point critique ni même à faire mon autocritique… Quelles le fassent leurs arts pour moi ça a autant de valeur que le tricot où le bingo pendant ce temps là moi je me torture à essayer de mettre ma souffrance en mots. Elles apparentent souvent la création à la spiritualité, mais qu’elles place font elles au combat , à la lutte… Je sais le grand soir c’est pas pour demain et y’a encore beaucoup trop de monde qui couchent dehors pendant que nous ont fait de « l’art ». Je vous écris en pensant que la première personne dont je dois m’occuper c’est moi. Je sais pas comment articuler le combat politique là-dedans. J’ai peur qu’on dise de moi que je ne suis qu’un autre malade qui sévit sur les réseaux sociaux. J’ai déjà lu plus fort comme texte critique. Je sais même pas si j’existe en dehors de cette machine, on y crois pas à ce que j’écris. J’essaye juste de dire qu’un intervenant seras jamais sur le même pied qu’un malade ne serait-ce que par mon discours schizophrénique. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Je suis très nerveux, la date de la première approche. Aujourd’hui il fait très beau je suis sortis et j’ai pris mon temps pour faire des courses, la fenêtre est ouverte… Je me prépare un café, je sais pas comment j’ai fait mais la bouilloire est pleine d’eau je me souviens pas l’avoir remplie. Y’a longtemps qu’on voulait du temps pareil, la bohême va profiter des terrasses cet après-midi, ils vont probablement boire de la sangria en écoutant les Gipsy King, méchant cliché! Je pense à l’Espagne mon voyage de l’an passé, cet année je crois pas qu’il va y avoir de voyage, je reste quand même à l’affut pour les occasions. Souvenir des rues populeuses de Madrid… Demain j’ai une répétition, jeudi aussi la télévision va être là. Une voiture viens de faire un backfire, c’est énervant ça ressemble à un coup d’arme à feu. J’ai mangé mon macaroni à la viande avec pour dessert un petit gâteau… Je vais mieux aujourd’hui, je vous écris et lentement je bois mon café. Ils vont faire des travaux sur la rue Notre-Dame derrière chez moi, ça va être terrible toute la circulation qui va transiter par Sainte-Catherine, l’eau va rester potable. C’est loin de mon senti tout ça, je veux pas revenir à hier… Ce midi j’ai parlé de la pièce à des gens de l’hôpital Santa-Cabrini, c’était une activité dans le cadre de la semaine de la santé mentale. Je suis quand même étonné y’a beaucoup de gens ouvert d’esprit, et des femmes d’une gentillesse… Y’a plusieurs années vous m’auriez dit que je fréquenterais les hôpitaux comme chantre du rétablissement je vous aurais pas cru. Je suis assis devant mon écran et mon clavier, en bedaine rien de très édifiant pour mon corps d’Apollon… J’ai quand même encore envie de partir, à la télé on nous montre surtout l’Asie. Je vais me calmer, je crois qu’on va fêter l’anniversaire de la matriarche, je sais pas si je suis invité. Ouais! Il fait chaud y’a longtemps qu’on l’attendait ce beau temps, ce matin les cols bleu tondaient le gazon du parc. Je crois que ça va le renforcir dis l’horticulteur de pacotille. La ville c’est quand même bruyant mais c’est de la vie. Après la semaine prochaine, ça va être plus tranquille je vais pouvoir aller me promener dans les grands parcs et méditer dans un peu plus de silence… Je pense qu’il y a quelqu’un qui envahie mon ordinateur. Je sais pas ce que mes lecteurs de Deux-Montagnes et de la couronne nord en pensent mais c’est pas grave… Aujourd’hui je suis vraiment plus de bonne humeur. Parfois après le tumulte viens la paix, y’a personne qui grimpe dans mon ordinateur ce sont les piles du clavier qui sont à plat. Je sais pas si je rêve mais y’a beaucoup plus de circulation automobile… Je vous laisse là-dessus dans le traffic. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!! Arrivederci!!! Ciao!!!
Bernard

lundi 7 mai 2018

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Magnifique ciel bleu, y’a des feuilles dans les arbres… Demain je fais une présentation à l’hôpital Santa Cabrini, c’est la semaine de la santé mentale. Je présente la pièce de théâtre qu’on a créé. Je vais en parler et inviter les gens à venir nous voir lundi prochain. Pour ceux qui vont venir nous voir je vous promets une surprise… En face dans le parc, y’a un gars qui s’entraine. Il ne reste que deux journées de répétition et la générale. J’ai peur de me planter… De pas être capable de suivre la mise en scène. Je vais faire de mon mieux. Y’a pas eu de courrier aujourd’hui, j’attends, je téléphonerai plus tard… Voilà, cet après-midi je me dévalorise je sais pas pourquoi, je me dis que je suis un pauvre type… C’est le fouillis dans ma tête… Pourtant je croyais qu’avec le beau temps tout allais s’améliorer, pauvre cloche que je suis… Je veux éviter les ennuis c’est pas avec ce que j’écris que je vais être dans le trouble. Aujourd’hui je pars pas du bon bord, je m’auto-dénigre et je devrais pas, je peux vivre et respirer la conscience tranquille… C’est le discours schizophrénique, le bas du rétablissement. Je devrais me féliciter de faire ce que je fais ça semble pas suffisant… Parfois je crois que c’est le résultat de toutes ces années passées à me démolir avec des matières toxiques… Je pense à la barmaid toute blanche de vivre dans la nuit, le soleil elle connais pas ça… Ça m’avance à rien de me dévaloriser à chaque jour suffit sa peine disait le regretté patriarche. Aujourd’hui je sais vraiment pas pourquoi je vous écris ça. J’arrive à rien de positif, c’est nul… Je veux pas vous faire de peine c’est mon état, mon senti parfois ça dure pas, peut-être que ce seras mieux dans le prochain texte. C’est pas de la poésie, c’est complètement destroy, quand j’ai rien à dire je me démolis. Je vais essayer de changer de ton mais j’ai mal, je suis perdus… Je crois que je suis comme ça parce que dans la nuit d’hier j’ai triché avec mon insomnie, j’ai pris un comprimé de plus pour dormir j’aurais pas dus… Ce soir je vais m’en tenir à la stricte posologie. Je suis fatigué, j’ai besoin de repos, je vais terminer et relaxer… Les fleurs ont éclos, c’est beau, la couleur et j’essais d’y mettre des mots. Je me rabaisserai pas plus, je suis pas pire, pas mieux mais pas pire. Je dois garder la forme pour jouer la semaine prochaine, je veux être tout là que ça donne de bon résultat. Voilà où j’arrive avec tous ces écrits tordus, ça s’intitule au présent c’est ça pour le moment… Je sais pas sur quelle note je vais terminer, je vais essayer de rebondir et d’avoir plus de positivité. Je termine et j’ai moins mal. Veuillez me pardonner. Merci d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!! Ciao!!!
Bernard